Le Musée van Gogh présente le Chat Noir et d’autres estampes fin de siècle

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27 février 2017

Le Musée van Gogh présente le Chat Noir et d’autres estampes fin de siècle

Au Musée Van Gogh, le printemps est placé sous le signe de l’exposition L’estampe à Paris, 1900. Élitiste et populaire, un événement de grande ampleur présentant la collection d’estampes fin-de-siècle du musée, l’une des plus belles du monde. Plus de 250 pièces de toute première qualité, dont des œuvres de Bonnard, Chéret, Steinlen et Toulouse-Lautrec, seront visibles du 3 mars au 11 juin 2017, de même que des affiches mondialement connues comme Le Chat noir et Le Moulin rouge.

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Au Musée Van Gogh, le printemps est placé sous le signe de l’exposition L’estampe à Paris, 1900. Élitiste et populaire, un événement de grande ampleur présentant la collection d’estampes fin-de-siècle du musée, l’une des plus belles du monde. Plus de 250 pièces de toute première qualité, dont des œuvres de Bonnard, Chéret, Steinlen et Toulouse-Lautrec, seront visibles du 3 mars au 11 juin 2017, de même que des affiches mondialement connues comme Le Chat noir et Le Moulin rouge.

La fin de siècle (1890-1905) représente pour l’estampe française un âge d’or, durant lequel l’art d’avant-garde rejoint la vie quotidienne, en particulier dans la métropole parisienne. Les artistes ne réservent plus leurs talents à la réalisation d’art « supérieur », ils se jettent à présent sur des formes jugées « mineures », comme les objets décoratifs, les estampes, les affiches et les illustrations de revues, réunis autour du thème commun de la vie cosmopolite moderne dans la capitale. Les artistes expérimentent avec enthousiasme différentes techniques et rehaussent Paris de leurs réalisations pleines de vie. 

Les estampes seront présentées en lien avec des peintures, des photos anciennes, du mobilier et des objets décoratifs. Elles emmèneront le visiteur pour un voyage des sens dans la vie cosmopolite de la fin-de-siècle française (1890-1905). La mise en scène de l’exposition est signée Maarten Spruyt.

Le musée Van Gogh gère l’une des plus beaux fonds d’estampes fin-de-siècle du monde. En tant que centre de connaissance et d’expertise, il a consacré seize ans à réunir les œuvres et cinq ans à les étudier dans le détail, afin de vous présenter aujourd’hui cette collection sous son meilleur jour. Alors que les estampes sont généralement conservées dans les réserves et exposées avec parcimonie en raison de leur sensibilité à la lumière, elles s’offrent aujourd’hui en grand nombre au regard du public.

Les gravures les plus abouties d’artistes comme Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), Pierre Bonnard (1867-1947), Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923), Edgar Degas (1834-1917) et Jules Chéret (1836-1832) sont à voir dans cette exposition, qui réunit les plus belles séries et les tirages les plus rares. Plus de 250 estampes sont montrées en lien avec des peintures, des photos anciennes, du mobilier et des objets décoratifs. Parmi les perles présentées, citons les « noirs » d’Odilon Redon (1840-1916), illustration de fantasmes cauchemardesques, et la série de gravures sur bois de Félix Vallotton (1865-1925), figurant des musiciens jouant dans des intérieurs obscurs.

L’histoire du monde de l’estampe parisien – de l’élite (le collectionneur privé) au peuple (la masse) – n’a jusqu’ici jamais été présentée sous forme d’exposition. L’estampe à Paris, 1900 entraîne le visiteur dans un voyage qui débute avec les estampes appréciées des cercles artistiques mondains, conservées et regardées dans l’intimité d’intérieurs richement ornés. La bibliothèque, rarement prêtée, de François-Rupert Carabin (1890, musée d’Orsay), un meuble de près de trois mètres de haut, au décor luxueux de nus féminins, destiné à la conservation de livres et d’estampes précieux par un collectionneur particulier, ne manquera pas d’impressionner.

Le visiteur aborde ensuite un tout autre monde, celui des estampes destinées à la masse. On y navigue entre impressions furtives et spectacle de la vie publique contemporaine, débordante de couleurs, de lumière et de plaisirs. Les affiches d’art, partitions et illustrations de revues, avec leurs couleurs vives, leurs grands lettrages et leurs silhouettes fortes, rivalisent pour capter l’attention. L’affiche intitulée la Rue, de Steinlen, représente avec ses 7,5 m2 une vraie « fresque pour le peuple ». Les estampes attirent aussi les visiteurs dans le monde magique de la vie nocturne.

Ensuite, on découvre comment l’affiche destinée au public est ramenée par l’élite dans les intérieurs, où elle est désormais exposée en tant que décoration murale. Enfin, différentes techniques d’impression sont présentées autour d’une pièce maîtresse, à savoir la presse lithographique originale de l’imprimeur Auguste Clot (1858-1936). Les divers procédés – eau-forte, xylogravure et lithographie – sont expliqués à l’aide de tirages et de films.

L’exposition L’estampe à Paris, 1900. Élitiste et populaire est accompagnée d’un catalogue de grand format, richement illustré, réalisé par la conservatrice Fleur Roos Rosa de Carvalho. Il est le résultat d’une recherche intensive de plusieurs années consacrée aux différents mondes de l’estampe fin-de-siècle française : les cercles fermés de collectionneurs décadents, les affiches éclatantes de la rue et les revues proposées en kiosque, et, enfin, les grandes estampes utilisées pour embellir et colorer les intérieurs de la bonne société. 194 pages, hardcover. Éditeur : Fonds Mercator, Bruxelles. L’ouvrage est disponible en quatre versions (néerlandaise, anglaise, française et allemande) et distribué dans le monde entier.