Photographies du 19e Siècle

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14 juin 2017

Photographies du 19e Siècle

Pendant tout l’été le Rijksmuseum présente l’importante rétro-perspective de la photographie du 19e siècle. Plus de 300 images de la collection du musée témoigneront de la variété de la photographie et ce depuis son invention en 1839. L’exposition Nouvelles Réalités, La photographie au 19e, mets en valeur des portraits, des nus, images de villes et de voyage ainsi que des photos scientifiques, commerciales et les premières images d’amateur.

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Pendant tout l’été le Rijksmuseum présente l’importante rétro-perspective de la photographie du 19e siècle. Plus de 300 images de la collection du musée témoigneront de la variété de la photographie et ce depuis son invention en 1839. L’exposition Nouvelles Réalités, La photographie au 19e, mets en valeur des portraits, des nus, images de villes et de voyage ainsi que des photos scientifiques, commerciales et les premières images d’amateur.

Des œuvres des grands photographes comme William Henry Fox Talbot, Julia Margaret Cameron, Roger Fenton, Gustave Le Gray et les Néerlandais George Hendrik Breitner et Willem Witsen, sont à l’affiche et quelques œuvres anonymes qui n’ont jamais été montrées au public auparavant. Une attention particulière est portée à l’album botanique d’Anna Atkins, que le Rijksmuseum vient d’acquérir. Anna Atkins est considéré comme la première femme photographe et l’ouvrage Photographs of British Algae regroupe 307 cyanotypies d’algues marines. Ce livre est considéré comme le premier album photo jamais réalisé.

Small Wonders

Au Rijksmuseum il est également possible d’admirer l’exposition Small Wonders. C’est la première fois que des micro sculptures hollandaises du Moyen Âge tardif sont réunies en aussi grand nombre. Elles font partie des œuvres d’art hollandaises les plus raffinées, énigmatiques et inconnues : sculptures, autels miniatures, reliquaires, crânes et noix de prière en buis du XVIe siècle ciselé avec virtuosité. Des pièces ne dépassant souvent pas quelques dizaines de millimètres et réservées à un usage privé. Environ 125 exemplaires en ont été conservés.

L’un des clous de l’exposition est la noix de prière avec la Crucifixion et le Christ devant Pilate du Metropolitan Museum of Art. Cette noix montre dans toute sa gloire la maestria de son créateur Adam Dircksz.

Les hommes ont été de tout temps fascinés par la microsculpture hollandaise de la fin du Moyen Âge. Comment a-t-il été possible de reproduire les scènes bibliques les plus luxuriantes et détaillées à une échelle incroyablement réduite ? Une équipe d’historiens de l’art et de restaurateurs du Rijksmuseum, de l’Art Gallery of Ontario et du Metropolitan Museum of Art s’est livrée à une étude approfondie ces dernières années. Les deux derniers musées ont mis l’accent sur l’examen technique de la production de minuscules sculptures. Le Rijksmuseum a essentiellement mené une recherche historique sur les créateurs, les acheteurs et l’utilisation d’œuvres d’art miniatures particulières.

L’un des constats est que la plupart de ces microsculptures ont une cohérence technique et stylistique telle qu’elles proviennent nécessairement d’un seul et même atelier. Cet atelier était dirigé par Adam Theodrici (« Adam Dircksz »), dont la signature apparaît sur une seule noix de prière.

Une étude récente a aussi révélé clairement que ces objets de dévotion miniatures en buis n’avaient pas un usage exclusivement religieux (c’est-à-dire comme accessoires de la prière et de la dévotion), mais véhiculaient aussi un certain aspect ludique et de divertissement. Par leur complexité, ils invitent l’utilisateur à une recherche visuelle ludique de moyens surprenants de les ouvrir et de découvrir les représentations qui s’y cachent. Cet aspect ludique contribue à affiner l’utilisation et à approfondir la méditation.

L’exposition a été organisée en coopération avec l’Art Gallery of Ontario (Toronto, Canada), le Metropolitan Museum of Art (New York, États-Unis) et le Rijksmuseum. Des objets provenant de ces musées côtoient des pièces prêtées entre autres par le Louvre, le Victoria & Albert Museum et la Schatzkammer der Residenz München (salle des joyaux de la couronne au palais de la Résidence à Munich).

Nouvelles Réalités et Small Wonders sont à l’affiche jusqu’au 17 septembre 2017 dans l’aile Philips du Rijksmuseum.